MARS

Version Papier // ISBN 979-10-95718-99-4  //  12,90 €

Version Epub // ISBN 978-2-38246-000-9  //   7,99  €

 

Avec ce premier recueil à la prose ironique, Asja Bakić crée une galerie de personnages uniques et tordus, qui évoluent dans des univers à la croisée du fantastique d’Edgar Poe et d’un futur à la Black Mirror : une femme n’échappera au purgatoire que quand elle aura composé son chef-d’œuvre ; une autre réside dans un monde sans contact physique où elle écrit de la pornographie ; des enfants s’inventent des monstres au cœur d’un été idyllique ; une sociopathe trouve plus retorse qu’elle ; et dans la dernière nouvelle, la littérature a été déclarée nocive pour l’humanité et tous les auteurs exilés sur la planète Mars.

Peuplées d’écrivaines, de solitaires, de meurtrières ou de clones qui toutes tentent de trouver un sens à leur réalité désaxée, ces histoires teintées d’humour noir lèvent le rideau sur l’étrangeté du quotidien et revisitent avec brio quelques thèmes classiques de la science-fiction d’un point de vue féminin.

 

Catégorie : Agullo Court
Date de parution :  27.05.2021
Traduit du portugais par Olivier Lannuzel
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Catégorie :

Asja Bakic

Asja Bakić est née à Tuzla, dans l’actuelle Bosnie, en 1982. Après un recueil de poèmes nominé pour le prix Kiklop du meilleur début, son deuxième livre, Vers l’Ouest, a été sélectionné pour le prix Edo Budiša des jeunes auteurs. Ses poèmes et récits sont traduits notamment en anglais, polonais, tchèque, roumain et suédois. En plus de son travail de traductrice, elle tient le blog « In the Realm of Melancholy » (asjaba.com) et est co-éditrice du webzine féministe Muff (muf.com.hr). Elle vit et travaille actuellement à Zagreb. #Mars

La description

  • PRESSE

     » Deuxième recueil paru dans la collection « Agullo Court », Mars nous permet de découvrir l’univers intense et poétique de l’autrice croate Asja Bakić. En dix textes aussi courts qu’absurdes, elle dévoile des mondes oscillant entre le cauchemar et la bizarrerie, sur le fil d’un imaginaire marqué du sceau de la mélancolie, de la métamorphose et de la métaphore.

    On y croise ainsi des clones inquiets, des êtres humains asociaux en proie à une forme de regret criminel, des androïdes sous l’emprise de maris possessifs, mais aussi des monstres, croquemitaines évoluant dans la zone grise et non dits et de l’imaginaire enfantin. On y côtoie également des zombies enrégimentés par des divinités jalouses et des dissidents en rupture d’allégeance, tiraillés entre leur art et le carcan de la société.

    Sur fond de dystopie, de fin du monde, de fin de l’humanité, de réchauffement climatique et d’assèchement des ressources, Asja Bakić déroule des nouvelles surréalistes, animées par la vision tordue de personnages souvent ambivalents. À l’incertitude fiévreuse s’ajoute l’angoisse viscérale distillée par un environnement malade et un renoncement aux idéaux des lendemains qui chantent. Un sentiment exprimé ici d’un point de vue féminin, non sans une ironie amère et désabusée.

    Si toutes les nouvelles ne suscitent pas l’enthousiasme, certaines laissant même dubitatif, lorsque le charme opère, on succombe sans coup férir, happé par un sentiment d’angoisse entêtant flirtant avec l’horreur. Des dix textes, on retiendra surtout « Excursion dans le Durmitor » où des entités planifient une rupture dans le réel pour envahir le monde des vivants, y découvrant ainsi que si l’écriture libère de la mort, elle peut devenir le vecteur d’autres servitudes plus redoutables. Sous les apparences du conte, « Le Trésor enterré » se révèle un récit pétri d’ironie et d’une dinguerie n’étant pas sans rappeler le meilleur des films d’Emir Kusturica, même si le cauchemar n’est jamais très loin. « Les Thalles de madame Lichen » est inquiétant à souhait, même si l’on peut lui reprocher sa brièveté. Quant à « Carnivore », le texte propose une vision déviante de la passion amoureuse. Enfin, on ne saurait trop recommander « Mars », vision dystopique effrayante d’un monde ayant proscrit les écrivains et leurs écrits, exilant les réfractaires sur Mars. Les amateurs apprécieront cette variante slave du Fahrenheit 451 de Ray Bradbury.

    Volontiers déviants et poétiques, les récits d’Asja Bakić nous laissent donc dans une indécision inquiète, souvent insatisfait, mais en proie au malaise, comme sous le joug de l’incarnation planétaire du dieu de la Guerre. Un bien étrange voyage. « 

    Blog Yossarian – 03/07/2021

  • PRESSE

    “À chaque nouvelle, Asja Bakić échafaude un microcosme autour d’un individu particulier, qui se transforme lentement en un univers glaçant, menaçant, effrayant, qui prend dangereusement vie : dans Les Thalles de Mme Lichen, la nature devient une entité presque malveillante sous l’emprise de cette femme des bois. L’auteure mêle magnifiquement mythes, fantastique avec un soupçon de roman noir, car les limites des genres sont abolies, forcément venant d’un recueil qui se nomme Mars, comme les limites de la réalité triviale. Voilà les réalités alternatives des nouvelles Abby ou Asja 5.0 lesquelles, à la façon de Black Mirror comme le précise très justement la synthèse d’Agullo, exerce comme elle un focus sur les absurdités, toujours plus nombreuses, toujours plus effarantes, qui ont pris vie.”

    Blog Temps de Lecture (Géraldine Cornet) – 05/2021

  • PRESSE

    “Que l’on soit sur la planète Mars avec des auteurs victimes d’un scénario à la Fahrenheit 451, dans une forêt perdue ou une mystérieuse cité où règne un gourou séducteur, ces textes parviennent à vous surprendre et vous faire douter de la réalité. Principalement des femmes au cœur de ces nouvelles, complexes ou meurtrières, glaçantes ou glacées.

    Un seul regret ! On aurait apprécié d’en lire encore, de continuer cette promenade dans cette série dérangeante.”

    Blog Songazine.fr (Jérôme Vaillant) – 05/2021

Informations complémentaires

  • COUP DE COEUR LIBRAIRE

    "Merveilleux recueil de nouvelles fantastiques, des pépites tout droit venues de Bosnie-Herzégovine.
    À dévorer ! "

    Du reste, une vérité nous éclatera à la gueule sans même qu'on ait eu à la chercher. Dans ce « Joli Petit Pays sous la Minuscule Chaîne de Hautes Montagnes », la vie, la mort, c'est comme une marchandise…

    "Le Bal des porcs" sortira le 24 septembre chez Agullo Editions et c'est de la frappe !

    En attendant tu peux lire "Il était une fois dans l'Est" qui vient de sortir en poche !”

    Mollat

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